mardi 28 juin 2011

L'Utérus du Monde




 Petite musique.

Pas inspirée. Je ne suis pas inspirée. Fatigue, flemme, fainéantise.
Délivrance, bientôt, bientôt.








Ouais. C'est rare que je publie autant de photos d'un coup. Ça vous plait? A moi, non.

 Des bouts d'idées, mis bout à bout, collés, scotchés, assemblés avec un canard et cousus comme des téléphones serbes Made in China, tu vois.
Idées. Idées rouges, idées bleues, idées jaunes. Idées à moustaches, idées fixes, idées lointaines, idées jeunes, idées vieilles.

Doigts qui tapent sur le clavier sans trop savoir quoi écrire. Doigts vernis -bleu. Toujours, bleu-, doigts longs, doigts effilés, doigts de pianiste.

Où est Dada...

Étaler son cerveau comme la marmelade sur la tartine.
Tartine.
Biscotte.

Faim.

Je n'ai pas faim.

Et vous?

Vous! Oui, vous! Vous, là! Eh! Vous! Oui, c'est bien à vous que je parle!
Vous aimez les tacos?


 Je perds la boule. Parfois, ça fait du bien, vous savez. La perdre, la laisser se perdre, la regarder rouler au loin, dévaler cette pente, tomber dans le caniveau, perdre la boule. Et la retrouver aux objets perdus.
On parle rarement des gens qui retrouvent la boule. On parle de ceux qui la perdent, uniquement. On parle de celles de bowling, aussi. Mais celles là se perdent rarement.
"T'as pas vu ma boule?".
C'est à croire que les gens qui perdent la boule ne la retrouvent jamais.






Pirouette.

mercredi 15 juin 2011

Divan Oriental


          J'avais dit que je réviserai le Bac.

mardi 14 juin 2011

Parfum d'une boîte à Musique en Ut bémol sans boîte




   Oxymore a quitté ma maison aujourd'hui, et pour toujours. En parallèle, c'est aujourd'hui que je quitte les forums, pour un moment. Moi qui disait encore il y a quelques temps qu'il me semblait impossible de m'éloigner un temps de mon foyer virtuel... Oui, parfois on a besoin de respirer un peu.
Une amie avait évoqué les couples  japonais qui s'éloignent pour mieux se retrouver. Là c'est un peu pareil. S'éloigner pour mieux se retrouver.

C'est dont avec un certain pincement au cœur que j'ai pris ces photos de Dada, à la demande d'un membre de ce forum-maison.
Je suis navrée, mais ce n'est qu'après que je me suis aperçue que l'un des yeux de Dada était un peu trop révulsé. Du coup, ça lui donne un air vraiment étrange...

Composition faite en prenant ce qui venait sous la main, comme d'ordinaire.

Petit fond sonore.







 他嗅到秘书身上雪花膏静静的香气...

 县长的婚礼, 格非



dimanche 12 juin 2011

Tâtonnement expérimental - Nymphe d'aquarium

   Oxymore, mal aimée de mon objectif -et seulement de lui- quittera bientôt sa vitrine pour rejoindre un nouveau foyer. Il est toujours un peu difficile de se séparer d'une poupée en laquelle on a mit une part de nous même. Enfin bon.
Une dernière photo, un peu forcée, histoire de garder un souvenir.
Et parce qu'avec Oxymore je prends des photos vraiment différentes de ce que je fais d'ordinaire, j'ai décidé de la plonger dans un de ces aquariums ronds, dont on dit qu'ils sont décoratifs, et dans lesquels on trempe en général un ou deux poissons rouges qui tournent en rond avant de mourir deux mois plus tard, lorsque leur propriétaire aura oublié qu'il s'agit d'animaux vivants avant d'être de la simple décoration inerte.
J'ai toujours été fascinée par ces bocaux de formols où baignent curiosités médicales en tout genre. Le formol associé aux bocaux rend les choses plus merveilleuses.
J'ai voulu en faire de même avec Oxymore. N'ayant plus de formol et de bocal assez grand pour elle, c'est dans cet objet futile et rond remplit d'eau que je l'ai trempée.
Et voilà pour la petite histoire.


Accompagnement Musical.




Toutes les eaux sont couleur de noyade.
Emil Michel Cioran

samedi 11 juin 2011

Offenbar Geheimnis

 Le bac approche, à l'instar du Hellfest (oui, c'est un événement qui se prépare, ça aussi). Aussi, je n'ai hélas plus énormément de temps à consacrer à mes loisirs. Voici néanmoins quelques photos de mes très chers baigneurs à la curieuse expression et d'Uréus, fort peu recherchées, simplement car il est agréable de photographier.




                    Wisst ihr denn, auf wen die Teufel lauern
                  In der Wüste, zwischen Fels und Mauern?
                  Und wie sie den Augenblick erpassen,
                  Nach der Hölle sie entführend fassen?
                  Lügner sind es und des Bösewicht.


                                                                         Goethe.






                                                                               Freigebiger wird betrogen,
                                                                             Geizhafter ausgesogen,
                                                                             Verständiger irrgeleitet,
                                                                             Vernünftiger leer geweitet,
                                                                             Der Harte wird umgangen,
                                                                             Des Gimpel wird gefangen.
                                                                             Beherrsche diese Lüge,
                                                                             Betrogener, betrüge!

                                                                                                                                                                    Goethe.

mardi 17 mai 2011

Haunted Cakes


Un peu de musique?

C'est encore emparée d'un infini sentiment de lassitude que j'ai prit ces photos à la va vite (mais encore plus vite que d'ordinaire, c'est dire). Je suis une fois de plus déçue par ce que j'ai fait, beaucoup de détails auxquels je n'ai pas prêté attention m'énervent, mais tant pis.

Il existe de ces obsessions fort curieuses qui vous prennent soudain. La gourmandise, le désir charnel, le travail... On peut aussi être obsédé par quelqu'un. Ou quelque chose. C'est curieux, mais je ressens le profond besoin psychologique de crier mon obsession du moment sur tous les toits du monde, et je le ferais très volontiers si cela pouvait m'en libérer. Je suis obsédée par elle.
La première fois que je l'ai vue, je fus très surprise par ce que j'ai ressenti. Cela ne me ressemblait pas du tout ; ce n'était ni dans mes principes, ni dans mes goûts. Il m'était inconcevable d'éprouver pareils sentiments envers elle. C'est son air malheureux, triste et fragile qui m'a charmée. Elle avait un côté ancien, un côté passé, un air de vieille. Voilà, c'est ça. On aurait dit une vieille. Une vieille, mais une originale. Alors, prise de pitié pour elle, de pitié et d'amour, je l'ai ramenée chez moi. Je prendrai soin de toi. Et j'ai prit soin d'elle. J'ai lavé son corps, son vieux corps, dont les articulations couinaient comme un enfant. Et puis elle s'est mise à parler. Doucement au début, si faiblement que j'ai dût tendre l'oreille pour mieux l'entendre murmurer. Elle me parlait. Elle me parlait d'un ancien temps, de son temps, du temps passé, du temps qui passe, du temps qu'il fait. Elle me parlait d'or, aussi.
Et puis elle ne s'est plus arrêtée.
Elle. Elle qui me fascine. Elle qui me regarde, qui me fixe, sans arrêt, et toujours avec cette même expression. De vieille. Elle. Je pourrais entrer dans une pièce les yeux bandés, je sentirais sa présence, je l'entendrais. Je l'entends toujours. Même quand elle n'est pas là. Je l'entends le jour, la nuit. Je l'entends tout le temps. Je l'entends elle, qui me parle, elle dont le cœur bat à l'unisson avec le mien, elle dont l'attraction fut immédiate. Et fatale. Elle. Elle dont je ne peux plus me séparer. Elle qui n'a pas de nom.
Elle.
Elle. Tic.
Elle. Tac.

Elle est une montre, une de ces anciennes montres à mécaniques, dont le cœur bat sans avoir besoin de pile, trouvée au fond d'un magasin poussiéreux pour la ridicule somme de quatre euros. Une antiquité. Moi qui ait toujours eu une sainte horreur des montres. Voilà que je l'entends respirer. Elle me comprend, et elle sait que je la comprends aussi.
Elle.



On a beau manger sa viande jusqu'aux os, la gourmandise ne disparait jamais. Proverbe téké.

dimanche 15 mai 2011

The witch with no eyes



J'ai refait le maquillage de Uréus. L'ancien ne me plaisait plus. Alors j'ai prit un moment dans ma journée pour lui donner un nouveau visage. Comme à mon habitude, je travaille au feeling. J'ai donc fait ce maquillage comme je le sentais, et ce n'est qu'après que je me suis rendue compte que je lui avais donné des allures de démon japonais, malgré moi. J'ai changé ma façon de makeuper, dans le sens où j'ai utilisé bien plus d'acrylique que de crayon aquarellables et de pastels -que je n'ai d'ailleurs pas du tout utilisé, pour le coup-.

Uréus avait d'abord eu un air enfantin, puis mature, puis cet air un peu enfantin m'a manqué. Alors j'ai fait un petit mélange, pour en faire une vieille enfant.
Et puis il y avait une paire de ciseaux à côté de moi. Ne jamais laisser traîner des ciseaux. Jamais.
Alors j'ai coupé.
Cette wig et cette coupe sont provisoires, mais je m'attache à ce genre de coiffure, alors il s'agira probablement d'un provisoire qui dure.

Bref. Je vous suggère un petit accompagnement musical.



Don't worry Darling , I'll take good care of you ...