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dimanche 1 juillet 2012

Combien de temps vivent les volutes de fumée?



          Je suis relativement occupée ces derniers temps, et mon inspiration est un peu en panne. Je passe le plus clair de mes journées à réfléchir à un tas de choses métaphysiques. Qu'est-ce qu'être? Quelle est la nature de la réalité? Avons nous un libre arbitre? Combien d'anges peuvent danser sur la tête d'une épingle? Combien de temps faut-il pour changer une ampoule? Le mot "hétérologique" est-il autologique ou hétérologique?
Uréus m'a rejoint dans mes digressions amphigouriques avec une question: Combien de temps vivent les volutes de fumée?
Comme vous ne le savez peut-être pas, nous sommes pyromanes par chez nous. Nous avons donc fait quelques expériences et emprisonné un peu de fumée, histoire de voir.
Au final, elles ne vivent longtemps qu'en captivité.

 Et sinon, comme ce sont les vacances et que je suis en plein déménagement, vous risquez de ne plus avoir de mes nouvelles avant un moment.
Sur ce, bonnes vacances.

Je suis en panne d'inspiration.


mercredi 2 mai 2012

Paysage sans anatomie


Un tout petit peu de musique.


             Lasse de l'ancien visage d'Uréus, je lui en ait récemment fait un neuf et plus sophistiqué. J'ai conservé la palette de couleur de ses anciennes versions, son vague côté de démon japonais, ses anciens sourcils, et l'idée de la forme de ses lèvres. Elle me plait beaucoup mieux ainsi, mais je crois que je commence à me fatiguer de ses yeux aveugles. J'ai beau adorer cette poupée, j'ai l'impression de ne pas parvenir à grand chose avec elle, et j'en suis peinée. M'en séparer m'affecterait beaucoup, alors je la garde un moment encore...



mercredi 25 janvier 2012

L'aile des fous


Interlude.

           Mauvaise photo, sans autre intérêt que celui de frimer en vous montrant mon super petit rouet dégoté en brocante.

Je suis en train de travailler sur une nouvelle poupée, elle me plait bien.
Je suis en panne de MSC. Saperlipopette.

dimanche 4 septembre 2011

Vanitas Vanitatum


       
           Tiens, il parait que c'est bientôt la rentrée.

Photo faite à la va-vite, sans recherche aucune, simplement par pur plaisir.
Ah, vous aussi vous avez remarqué que la qualité est minable? C'est curieux.
J'ai donc reçu Oméga et Dolores (que vous verrez tôt ou tard...) hier. Kikyô est douée, c'est indéniable.

Sinon, je n'ai rien à dire. Alors je m'en vais.
L'histoire de Oméga suivra bientôt.

vendredi 8 juillet 2011

WOOT !


  
Chers lecteurs et gens qui passez furtivement par là,
Je tenais simplement à vous faire partager ma joie et mon étonnement quant aux faits qui vont suivre -et que j'accompagne de ces deux photos inutiles et sans intérêt aucun, faites par pur plaisir, et exprimant ma dite joie-.
Petit Mambo de Chocobo qui exprime assez mon ressenti.

Que je vous expose la chose.
Tout d'abord, il y a le bac. Enfin, les résultats, pour être exacte. Très satisfaisants, mes résultats.
Et puis, je ne sais pas pour quelle raison tordue -le destin, me direz vous-, je me suis rendue sur ce site, Concours-Pullip, où je ne mets jamais les pieds d'ordinaire. Toujours en ne sachant pourquoi, j'ai composé le numéro de téléphone dans l'espoir de gagner une Dal Charlotte.
Et devinez quoi les amis?
J'ai gagné. Oui oui. Un appel, un seul. Un gagnant tous les 139appels.
C'est ce qu'on appelle une question de timing.

Alors vous verrez bientôt une petite boudeuse rejoindre les rangs de mes damnés (il faut que je songe par ailleurs à un projet pour elle, car ce n'était absolument pas prévu).

Voilà.
Dans la catégorie articles inutiles...
Je tenais simplement à vous faire part de ma joie o/

Merci d'avoir prit le temps de perdre ce dernier,

Amicalement,

Alien.



Cette photo inutile me permet aussi de vous montrer un aperçu d'une séance à venir...

samedi 11 juin 2011

Offenbar Geheimnis

 Le bac approche, à l'instar du Hellfest (oui, c'est un événement qui se prépare, ça aussi). Aussi, je n'ai hélas plus énormément de temps à consacrer à mes loisirs. Voici néanmoins quelques photos de mes très chers baigneurs à la curieuse expression et d'Uréus, fort peu recherchées, simplement car il est agréable de photographier.




                    Wisst ihr denn, auf wen die Teufel lauern
                  In der Wüste, zwischen Fels und Mauern?
                  Und wie sie den Augenblick erpassen,
                  Nach der Hölle sie entführend fassen?
                  Lügner sind es und des Bösewicht.


                                                                         Goethe.






                                                                               Freigebiger wird betrogen,
                                                                             Geizhafter ausgesogen,
                                                                             Verständiger irrgeleitet,
                                                                             Vernünftiger leer geweitet,
                                                                             Der Harte wird umgangen,
                                                                             Des Gimpel wird gefangen.
                                                                             Beherrsche diese Lüge,
                                                                             Betrogener, betrüge!

                                                                                                                                                                    Goethe.

dimanche 15 mai 2011

The witch with no eyes



J'ai refait le maquillage de Uréus. L'ancien ne me plaisait plus. Alors j'ai prit un moment dans ma journée pour lui donner un nouveau visage. Comme à mon habitude, je travaille au feeling. J'ai donc fait ce maquillage comme je le sentais, et ce n'est qu'après que je me suis rendue compte que je lui avais donné des allures de démon japonais, malgré moi. J'ai changé ma façon de makeuper, dans le sens où j'ai utilisé bien plus d'acrylique que de crayon aquarellables et de pastels -que je n'ai d'ailleurs pas du tout utilisé, pour le coup-.

Uréus avait d'abord eu un air enfantin, puis mature, puis cet air un peu enfantin m'a manqué. Alors j'ai fait un petit mélange, pour en faire une vieille enfant.
Et puis il y avait une paire de ciseaux à côté de moi. Ne jamais laisser traîner des ciseaux. Jamais.
Alors j'ai coupé.
Cette wig et cette coupe sont provisoires, mais je m'attache à ce genre de coiffure, alors il s'agira probablement d'un provisoire qui dure.

Bref. Je vous suggère un petit accompagnement musical.



Don't worry Darling , I'll take good care of you ...

samedi 26 février 2011

Existentialisme

En fait, je suis d'humeur jaune et ronde aujourd'hui. En d'autres termes, j'ai eu envie de faire des photos comme ça, comme ça venait, et d'écrire tout ce qui me passe dans la tête, histoire d'avoir cette dernière un peu moins remplie, aussi vide soit-elle.
Or, il s'avère que ce à quoi je pense est tout à fait lié à Uréus, la poupée à laquelle je m'identifie le mieux.
Voici donc un florilège de pensées, d'elle et de moi-même, se mêlant les unes aux autres.
N'essayez pas non plus d'y trouver un sens, il s'agit simplement de procéder à une libération de l'esprit. Nous pourrions donc considérer que cet article n'a pas de rapport concret avec mes Damnés, et qu'il dresserait plutôt l'inventaire de l'état de mon cerveau.

• Premièrement
 Qu'est ce que la folie? Une façon de voir le monde. Ou de ne pas le voir. Une façon différente de voir les mêmes choses. Une allergie à tout ce qui est "normal"
Intolérable, en vérité! Il est intolérable de dire que la vie est intolérable. C'est pourquoi on enferme ceux qui le disent dans un asile. Par crainte de contagion. C'est déjà cela. Un asile. Le mot est bien choisi. Il évoque des idées de refuge, de douceur et de paix. Ce qu'il cache est tout autre: le bruit et la fureur, la violence écrasée par la violence, l'aliénation, l'absurde.
Si les fous meurent, la folie leur survit. Il faut donc tuer aussi la folie. Comment? En la privant de nom, en la privant de voix, en la privant du droit à l'existence. C'est ce à quoi servent les maladies "mentales". Mais je pense qu'il n'y a pas de maladies "mentales" mais seulement des maladies sociales. la folie ne passe donc pas dans l'homme, mais entre les hommes. Donc dans la société. La psychiatrie elle-même n'a été inventée que pour servir l'ordre social qui avait intérêt à cette méconnaissance: l'ordre bourgeois.




• Secondement
Le Dieu dont les philosophes de la religion aiment à discuter ne correspond pas tout à fait à l'image que la plupart d'entre nous s'en font. Il a tendance à rester dans une certaines abstraction, comme "la force" dans Star Wars, et il ne ressemble guère à ce gentil Père céleste qui reste debout toute la nuit pour veiller sur vous.

• Troisièmement
Le moi se fixe avec haine à l'image narcissique renvoyée par l'autre. Dans toute relation narcissique en effet, le moi est l'autre et l'autre est moi. Ce que le sujet trouve en cette image altérée de son corps, c'est le paradigme de toutes les formes de la ressemblance qui vont porter sur le monde des objets une teinte d'hostilité en y projetant l'avatar de l'image narcissique, qui, de l'effet jubilatoire de sa rencontre au miroir, devient dans l'affrontement au semblable le déversoir de la plus intime agressivité. C'est cette image qui se fixe, du point où le sujet s'arrête comme idéal du moi.


Mais pour ne pas faire un total hors sujet, je citerai un passage de Maison Hantée de Shirley Jackson, avant de vous raconter l'histoire d'Uréus Khamadhar...

"Aucun organisme vivant ne peut supporter longtemps un contact prolongé avec la réalité ; même les alouettes et les sauterelles rêvent, de l'avis de certains. Hill House avait banni le rêve et se dressait, solitaire et maléfique, sur son promontoire ; elle était là depuis quatre-vingts ans et serait probablement encore là dans quatre-vingts ans. Les murs étaient droits, les briques bien assises, les planchers solides et les portes convenablement fermées. Le silence régnait dans la demeure et l'être qui y marchait y marchait seul."
       
           C'est dans une maison semblable à celle-ci que les sœurs Khamadhar avaient élu domicile, à la différence que leur bâtisse, bien qu'elle fut ancienne et de style, était située en haut d'une falaise, surplombant une mer qu'aucun marin n'aurait aimé affronter. La maison avait tendance à disparaitre dans la brume, cette brume si épaisse qui s'élevait vers ses frères les nuages en une masse cotonneuse et dense, conférant au petit manoir des Khamadhar l'air inquiétant d'une créature sortie de la mer. Et parfois, les nuits de tempête, lorsque le vacarme des vagues d'écrasant avec force sur les rochers qui se dressaient à pic en contrebas couvrait tout autre bruit audible, alors les fenêtres du manoir s'illuminaient d'une couleur que l'on ne trouvait nulle part ailleurs sur Terre.
             Jamais personne n'avait osé s'aventurer au delà du petit portail de bois qui entourait la colline. Bien des légendes circulaient à propos de ces étranges femmes qui, d'après ce que l'on disait, pratiquaient d'anciens rites occultes et malsains. Elles ne sortaient jamais de chez elles, sauf en de très rares occasions, et personne n'avait jamais vu leur visage que cachés derrière de longs cheveux noirs et de grands chapeaux finement travaillés.
             A la vérité, Uréus et sa sœur Oméga n'étaient pas de simples humaines. Si leur maison semblait ancienne, et si elles ne sortaient jamais, c'est qu'il y avait une raison. Et cette raison est simple : Uréus et sa sœur s'avèraient être d'anciennes divinités bannies de leur trône céleste. Elles se sont écrasées sur Terre, dans la partie nord de Green Hill, et parmi les décombres, au sommet de la falaise, s'était soudain dressée cette maison. A l'intérieur y régnait une odeur nauséabonde. L'odeur du Diable, comme disaient les gens du village, bien qu'ils n'y fussent jamais entrés. Il s'agissait en fait d'une odeur plus âcre, qui vous asséchait la gorge et vous soulevait le cœur. Une odeur de mort. Le manoir était poussiéreux et semblait à l'abandon. Et là, dans les coins, se détachaient de temps en temps deux formes frêles et pâles, qui se mettaient à parler dans une langue incompréhensible en se déplaçant furtivement. Et puis les formes se rendaient à l'étage inférieur, celui où elles pratiquaient diverses expériences, planifiant leur vengeance future à l'encontre de ceux qui les avaient chassées. Il y avait là la collection de fioles d'Oméga, et la collection d'Uréus, se composant de diverses têtes, animales et humaines, à différents états de décomposition plus ou moins avancés.
             Si un jour le destin de ces deux sœurs fut séparé, un humain en fut la cause. Oméga s'était éprise d'un mortel et avait abandonné sa sœur pour mieux vivre cet idylle interdite. Uréus, jalouse de cet homme, décida de les maudire tous deux. Ainsi, elle les damna, les condamnant à s'aimer et à mourir l'un tué par l'autre, vie après vie, éternellement.
              En damnant sa propre chair et son propre sang, Uréus s'était damnée elle-même. Elle était condamnée à vivre seule dans cette maison devenue prison, condamnée à vire seule éternellement.
               Ce n'était pas un mal en soi, car Uréus aimait la solitude. Alors elle resta des années et des années à l'étage inférieur de la maison sur la colline, à peaufiner sa vengeance les jours de tempête, contre ceux qui l'avaient chassée, contre sa sœur, contre cet homme, et contre le monde entier.

Uréus a fini par sombrer dans une folie destructrice, construite d'un désir inébranlable de vengeance, de questions métaphysiques, et de têtes en décomposition.

L'odeur du Diable, avaient-ils dit.

samedi 1 janvier 2011

Lambeaux d'âme

2010 est une année qui, pour moi, s'est finie un peu en spleen. Voici donc quelques photos que j'avais faites afin d'évacuer ma peine. Idéalement, ces photos sont à regarder avec en musique de fond, un morceau d'Alberto Iglesias, comme celui-ci.
Bonne année à tous.



L'on m'a dit de me taire. D'être docile et d'obéir.


L'on m'a dit de changer. D'être quelqu'un d'autre. Pour plaire.



Mais ils ne se sont pas rendus compte, que ces ténèbres étaient miennes...



... Que je n'ai nul besoin de changer, nulle envie de plaire.



Je ne suis l'esclave de personne. Je suis un être à part, s'enfermant dans un monde fantasque. Un être décadent et maladif.



Ils me caressent l'âme de leurs plumes d'acier, me tourmentent et me mentent sans arrêt.



Comment vouloir plaire à de pareils individus... Je ne m'abaisserais pas à me venger.


 Ténèbres, emportez moi.