jeudi 19 janvier 2012

Répétitions pour des anatomies défuntes




Ах ты, душечка [Accompagnement Musical]

                      Deux petites photos sans grande prétention. Et pour ne pas faire trop vide, voilà l'histoire de Lambeth.



          Novossibirsk, à l'aube de XXe siècle. Parmi la foule épaisse et dense qui déferlait comme une marée soule ce matin là, on pouvait apercevoir entre les visages mornes cerclés de fourrure d'autres visages plus ou moins marqués par l'ennui, eux aussi confortablement coincés entre des peaux de renard et de vison. Lambeth était l'un de ces visages, aussi quelconque, aussi monotone et las qu'un autre, à la différence que son visage l'était encore plus. Lambeth était n'importe qui, elle n'était personne, elle était tout le monde. Et pour cela elle n'avait pas envie de sourire. Son expression semblait éternellement figée par le froid en une moue boudeuse, qui ne tarda pas à charmer un certain peintre qui passait par là. Ce peintre là, il n'était pas tout le monde. Mais elle ne s'en aperçu pas. Ce n'est qu'une fois qu'il l'eut conduite dans son petit atelier qu'elle se rendit compte que tout ce que cet homme peignait prenait vie. Effrayée, Lambeth s'enfuit et dans sa course, se heurta à un tableau dans lequel elle tomba. Jamais plus elle ne parvint à en sortir.




Plus je regarde cette photo, plus j'ai l'impression d'avoir affaire à un autoportrait.

vendredi 6 janvier 2012

De profundis


Petite messe grégorienne de bon ton.


         Chers lecteurs, longtemps que je n'ai point posté de photo, et confuse et contrite j'en suis. J'avais besoin de faire une petite pause afin de réparer une imagination un peu abîmée. Maintenant que cela est fait, j'ai en réserve pléthore de photos à vous proposer. Je vous invite notamment si vous êtes membre du forum Pullipland à vous rendre sur mon topic, dans lequel j'ai posté une photo exclusive de chacun de mes damnés. C'est là également que je posterai en avant-première ces photos que j'ai en réserve. Elles seront également postées ici, mais bien plus tardivement.


Pour ce qui est de la photo ci-dessus, il s'agit d'une petite vanité faite en l'hommage de Lubin Baugin. On m'a proposé quelques analyses très plaisantes et très justes, mais ce genre pictural est vraiment propre à inspirer une infinité d'explications différentes.
J'invite les incultes du genre à se documenter un tantinet avant de se plonger dans quelconque recherche de sens. Mais voici tout de même quelques clés qui pourraient vous permettre de mieux comprendre.
Le genre de la vanité met en lumière la brièveté des plaisirs de la vie et nous rappelle notre finitude et notre imperfection. Aussi, un crâne humain est généralement représenté à côté de pièces d'or. D'une part ici, je n'ai pas voulu de crâne autre que celui de lapin (qui est tout de même là pour rappeler qu'il s'agit d'une vanité) -crâne auquel j'ai substitué des pommes, ce qui pour moi revient presque au même-, mais bien un visage aux pommettes rouges et à l'apparence vivante, car le loisir et la passion que constitue le monde des poupées est en mon sens, éphémère. Éphémère car je doute que lorsque je serai une petite mamie centenaire mes poupées soient toujours là, et éphémère car je doute que les poupées nous survivent.
Et pourtant, bien qu'elle soit brève, il s'agit d'une véritable passion. Passion comme la passion amoureuse, que symbolise la rose -fanée-, montrant elle aussi la brièveté des sentiments humains.
D'autre part, j'ai voulu rattacher cette vanité à l'histoire d'Oméga. Cette rose fanée représente donc la malédiction de cette pauvre enfant, condamnée à tuer éternellement l'homme qu'elle aime. Pour finir, bien qu'elle soit timide et ait un air enfantin, les coquillages sont là pour symboliser la vénusté d'Oméga.

Voilà pour la petite explication. Il y en a d'autres, à vous de trouver celle qui vous plaira le mieux.

mercredi 14 décembre 2011

Hearts are open graves


Musique.

    Simple photo faite en attendant de pouvoir faire mieux. Je devrais travailler le noir et blanc plus souvent.


L'anémone et l'ancolie
Ont poussé dans le jardin
Où dort la mélancolie
Entre l'amour et le dédain

Il y vient aussi nos ombres
Que la nuit dissipera
le soleil qui les rend sombres
Avec elles disparaîtra

Les déités des eaux vives
Laissent couleur leurs cheveux
Passe il faut que tu poursuives
Cette belle ombre que tu veux

Clotilde, Apollinaire

mardi 29 novembre 2011

Childhood


Boîte à musique.

    Petite photo faite -à la va très vite- dans le cadre du projet de Livre-Photo de Pullipland.
Je ne me suis pas foulé la rate, ça ne casse pas huit pattes à un lépidoptère, mais voilà.
Je tenais simplement à proposer quelque chose, et quitte à participer à un concours pour la couverture de l'ouvrage, je voulais que cette photo reflète ce que les poupées évoquent pour moi, c'est-à-dire des jouets qui n'en sont pas, des objets auxquels on inculque souvent une âme, des jouets qui servent de support à notre créativité et notre imagination. C'est pourquoi j'ai voulut une Z à la fois vivante, à la fois statique, oscillant entre sa condition de jouet à première vue lambda aux yeux des non-initiés, et sa condition de personnage vivant à travers la photographie.


PS: Promis, de nouvelles photos très bientôt. Et quelques changements à la clé...

vendredi 11 novembre 2011

Autumn Godess



En hommage à ma saison préférée.
Photo faite dans le cadre du premier concours BJD du forum Pullipland.


 The falling leaves drift by the window
The autumn leaves of red dans gold
I see your lips, the summer kisses
The sunburned hands I used to hold
Since you went away the days grow long  
And soon I'll hear old winter's song 
But I miss you most of all my darling  
When autumn leaves start to fall

Autumn Leaves



dimanche 30 octobre 2011

Snowbird Lady


Musique.
             

             Je ne poste plus beaucoup ces derniers temps, ni ici, ni ailleurs. Savez-vous pourquoi? C'est simplement parce que je vous prépare quelques surprises. Ces photos devaient en faire partie, mais je ne parvenais plus à vous cacher ma dernière pensionnaire, une Soulkid Fafner nommée Lambeth. Alors voici quelques photos (profitez tant que j'en fais encore plusieurs, haha) sans aucune recherche, simplement pour vous montrer la beauté du modèle.

C'est fascinant comme ces poupées n'ont rien à avoir avec les Pullip que je me contentais de photographier jusqu'alors. J'ai le sentiment de découvrir de nouveau les poupées, d'accéder à une nouvelle dimension photographique. C'est assez fabuleux.

Je vous promets bientôt de nouvelles photos d'elle accompagnées de son histoire, et bien entendu, vous ne tarderez pas non plus à subir une avalanche de photos que je concocte spécialement...
      





Ich und du sind im Spielhaus,
leben unter Schleiern,
wir gehen hier nie wieder raus.
Nostalgie bringt nicht Freud' noch Fried'.
Wir sind allein, nur dieses Lied.